Cernements

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Discerner l’entourage
Flotilles d’ondes impalpables.
Rage du détournement
Cernés jusqu’aux cernes.
Sous l’ère du cirque chic
L’homo sapiens se sent cerné
Par le non-filaire entremetteur
Et pleure devant l’odeur
Des réjouissances.

Cerner l’entourage
Et les frondes insondables.

Défier tout détournement
Noyer les discernements.
Sous l’ère du non-dit
L’homo sapiens cerné
Par le démon disciplineur
Acquiesce, et vote à l’heure

Ses pénitences.

Mais alors que la souffrance reine
Pardessus les âmes en peine
Attise les convoitises
Du fond de l’insolence
De sa propre traîtrise,
Une autre planète surgit
Désespérée, abîmée, réduite,
Hoquetant entre deux ondes
Ni reprise, ni lue, mais propre
À maintenir toute dignité
Intellectuelle.

Alors le poète rêve encore.

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Qui
Qui n’a
Qui n’a que
Qui n’a que les mots
Pour survivre.
Conjuguant la pluie
D’obscurantisme
En boue devenue ;
Habillée pour l’hiver
La démocratie.

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Assise entre deux cernements
La vision du poète
Explose et ne comprend mais.
Les mets imposés
Sentent le soufre
Des errances en souffrance
De chercher la lumière qui fut.

Cerner la vie de tout ressort
Dont la seule issue est la mort.
Qu’importe l’autocensure
Au goût de moisissure
Qui encense et fracture
Toute approche d’enluminure
Des esprits.

Le goût de l’ère
Ne sait que cerner
Dans l’étau total
Du démon chacal
Monde en ordre.

Les couches se superposent
Mais jamais ne se croisent.
Silence écrasant des impavides
La source syphonnée de l’intérieur
Les âmes n’ont qu’à respirer
Par leur trou de balle,
Tuant à petit feu
Les feuillets résistants.

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Cerné par son irrationalité,
L’humain sillonne son destin
Comme un non-sens ;
Impasse du discernement
Face à la vérité
De l’éphémère danse
Sur cette terre cernée d’egos
Concernés juste à l’aube de mourir
Conscient de leur délire.

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Oh ! des gens.
Un dimanche.
Répit de pipi d’oiseau.
Du vin et du jeu collectif
Pour éloigner le Je.

L’opportunisme de l’inculte
N’a nulle frontières.

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