Jungle humaine II

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Relent de contrecoups
Sur la tête qui marche à genoux.
Anarchétype du mot qui déborde
De l’urne des pouilleux.
Résister, c’est rester libre,
Au-dessus de la horde.
Au bord du doute,
La conscience ne vacille jamais.

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Quand les bulles auront éclaté
Que reviendra le soleil,
Alors l’ébauche
De la terre en bouteille
Pourra s’échapper,
Libre de remercier les gosiers
Qui s’époumonèrent tant et tant,
Patients.

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Regarder en soi ou dehors,
Pousser le loquet de la peur,
Pour trouver son or
Tapis en plein cœur.
Dans les cordes de l’art
En accord avec le passant.
Jour d’ivresse, le suivant
Celui qui ne sait rien
Mais qui ne rêve que.

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Le nombre d’âmes discordantes
Suffit à fuir, prendre le large,
Le bateau et ses amarres.
Ailleurs. Penser que le vide panse.

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Âme sensibles, tapies
Derrière l’aurore
À regarder le seul jour de pleine lune
Comme un pansement.
Devant le miroir
Où le reflet de l’espoir
Embué
Comme un coma.

Idylle de la non-pensée
Courage, poètes !
Le temps de l’impermanence
N’est pas un concept,
Mais un devoir de survie.
Serviles autres,
Jouez les notes que vous voulez.
Sans moi.


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D’âme et de poussière
Fixer le vivant intemporel
Pris dans les branches du vent,
À quoi se retenir.

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Jungle humaine II © mai 2017